Mardi 3 novembre 2009

  

 

LA PRÉSENTATION DU GAULTMILLAU 2010. « Lundi, lorsque le guide GaultMillau 2010 a été présenté au Fouquet's à Paris, je savais déjà que j'avais obtenu le titre de Jeune Talent régional. J'avais en effet été prévenu début octobre. Si j'en suis très heureux, je suis également étonné puisque je n'ai jamais fait de démarches pour entrer dans les guides et que je n'ai rempli aucun dossier. Les enquêteurs de GaultMillau sont venus voir d'eux-mêmes, d'où ma surprise. J'ai beaucoup apprécié car ce titre prouve que ma démarche et mon combat ont été compris. Depuis que je suis installé, je me démène en effet pour proposer les meilleurs produits, avec une marge réduite. Ainsi, le midi en semaine, je propose un menu avec entrée, plat, deux verres de vin et café pour 26 E, rien qu'avec des produits frais. Ce titre servira aussi d'exemple aux jeunes car recruter est aujour-d'hui très compliqué, tant en cuisine qu'en salle. Le métier a mauvaise réputation et il est difficile de trouver des jeunes motivés. Quant aux retombées, si elles sont appréciables en terme d'image, elles seront forcément limitées en terme de fréquentation, puisque nous sommes quasi complets tout le temps. L'établissement a une capacité de soixante couverts mais je ne dépasse jamais les trente-cinq, quarante au grand maximum. » 

Grégory Burgeat : « Ce titre prouve que ma démarche et mon combat ont été cOMPRIS.

Ce jeune cuisinier de 34 ans a fait ses humanités hôtelieres au très reconnu Lycée Michel SERVET à Lille, avant de faire ses classes , à la Laiterie, à l'Esplanade;fort de toutes ses expériences , il décide alors d'ouvrir en campagne un lieu gastronomique, démarche difficille ,mais qui par le bouche à oreille voit le restaurant se remplire de gourmets de la métropole.

pour une vue d'ensemble de leur site: cliquer sur le lien
Nous avons passé en famille une excellente après-midi gastronomique,sans s'ennuyer (ce qui arrive parfois dans certains lieux qui se drapent des oripeaux de la profession.
 
des convives satisfaits...

 
       
   
restaurant Attiches
 
 
   
     
   

 
 
 
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Le restaurant est ouvert tous les midis du lundi au dimanche, sauf mercredi et samedi.

Ouvert le soir : jeudi, vendredi et samedi.

Les autres soirs sur réservation (à partir de 10 personnes)
 
         
       
   

Christine et Grégory vous accueillent chaleureusement dans leur tout nouveau restaurant de campagne proche de Lille, mêlant une déco sobre et moderne, et une atmosphère conviviale.

Grégory Burgeat, ancien chef de Benoît Bernard à "La Laiterie" pendant plus de 2 ans, vous propose une cuisine gastronomique élaborée pour un prix tout à fait abordable, à déguster dans une ambiance décontractée.

La carte des vins est soigneusement choisie pour satisfaire votre plaisir de la découverte... De très bons produits de petits vignerons y côtoient des domaines de renom.

Vous trouverez très facilement le restaurant situé à 2 minutes de la sortie Seclin (autoroute A1), et à 20 minutes de Lille.

Dès les beaux jours, vous pourrez apprécier le charme de la campagne en prenant votre repas en terrasse.

Possibilité de vente à emporter. Service traiteur sur demande. Parking sur place.
contacter le restaurant
 
   
 
 
 
Le B. Restaurant (à Attiches près de Lille)
vous remercie de votre visite
 
   
 
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Par gars du nord - Publié dans : gastronomie - Communauté : nord pas de calais
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Jeudi 29 octobre 2009

Depuis le début du mois c'est reparti; les ateliers théâtre etc... sont de nouveau en ordre de marche. J'ai opté cette année encore pour l'atelier de Culture Commune animé par Frankie Defonte-http://www.franckiedefonte.com/-, un jeune comédien hyperactif!! Une quinzaine de jeunes 25 30 ans et quelques seniors -très peu: 3- dont votre serviteur....l'an dernier j'ai abandonné en route, chose que je ne fais jamais, pour des raisons au départ professionnelles et ensuite et surtout parce que le texte de Mordillat m'horripilait. Cette année c'est un texte belge "dialogue d'un chien et son maître" satire grinçante du monde tel qu'il est, et c'est sur ce texte que nous allons travailler pour une restitution en juin (je referai de la pub avant le spectacle).
Chose non négligeable, c'est le prix , on ne peut plus abordable avec des spectacles à prix réduits.... Lens pour la partie culturelle des activités de la ville a multiplié par 2 sans prévenir la participation des étrangers, c'est à dire des personnes qui n'habite pas la CALL ou Lens (400 € quand même) c'est cher même si Sylvain Vazey monte des pièces interessantes.
Un petit regret que je partage avec d'autres, c'est l'absence désormais d'ateliers d'écriture théâtrale, mais CC ayant réduit la voilure budgétaire, l'écriture en a fait les frais. Une petite suggestion: ne pourrait-on monter un atelier d'écriture sans intervenant auteur, mais un atelier auto-géré; reste à pouvoir occuper une salle à CC, le soir ou le samedi....Chantal je lance un appel....ou une bouteille à la mer de la Culture! Pouur l'instant je cherche dans la région, hélas plus du côté de Filigrane ou de Lille où tout maintenant est monnayé, mais sur Arras peut-être....






























Marcel Moreau de Lens se lance dans le shot d'un nouveau film  "homicide ou...meurtre" et je fais partie de la distribution
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Lundi 19 octobre 2009



Hier, 18 octobre, dernier dimanche pour la visite de l'exposition "Napoléon et l'Egypte"; une exposition pas très enthousiasmante mais on y apprend des choses, notamment que cette expédition, ordonnée par le Directoire, pour les uns et recherchée par Napoléon pour les autres; Napoléon, poursuivant son rêve de ressembler à Alexandre le Grand et parce que la "porte du pouvoir n'était pas encore assez mûre"(il n'avait que 29 ans). On entraîne 35OOO soldats dans cette aventure qui vire au désastre -plus de bâteaux, détruits par les anglais, des uniformes en drap de laine bien trop chauds pour le désert d'Egypte, pas d'alcool en pays musulman et la mélancolie qui accompagne les troupes françaises. Victoire de la bataille des pyramides, mais fiasco en Syrie et Egypte, retour discret de Bonaparte, assassinat de Kléber... Par contre, réussite sur le plan scientifique et débuts de l'Egyptologie, réussite diplomatique aussi, la France tisse des liens indéfectibles avec l'Egypte, cette dernière offre d'ailleurs l'obélisque à la France vers 1830 ( les français à l'inverse des anglais n'ont pas pillé le pays de ses antiquités mais ont contribué par la création de musées, de fouilles archéologiques, à conserver un patrimoine inestimable pour l'édification des générations passées et à venir et ceci grâce à une personnalité de notre région, le boulonnais MARIETTE, qualifié comme le plus égyptiens des égyptologues. Mariette, attiré par l'Egypte lors de sa rencontre avec une momie exposée au musée de Boulogne, se dévouera à mettre en valeur le patrimoine du pays des pharaons. A son actif, la fouille de 300 tombes, la mise à jour de 15000 objets, il a été en "délicatesse avec l'Impératrice Eugénie, à qui il refuse de somptueux bijoux découverts lors des fouilles..... MARIETTE rend l'âme en 1881, à l'âge de 60 ans, victime du diabète. Il repose au Caire, mais Boulogne sur mer n'a pas oublié son enfant, en donnant son nom à des établissements scolaires et en érigeant une statue en son honneur sur le pont qui enjambe la Liane, le regard tourné à l'Est.

Pour en revenir à l'exposition, celle-ci, précedemment à l'Institut du monde Arabe à Paris, n'a pas attiré le public escompté, mais quand je suis ressorti du Palais saint Vaast, il y avait du monde jusqu'au trois-quart de la cour!

 

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Dimanche 11 octobre 2009

Il y a bien des années, je passais devant l'église de La Bassée, le jour d'un enterrement. Il y avait sur le parvis des hommes vêtus de noir et portant bicorne; ces hommes qu'on nomme les Charitables font perdurer une tradition qui traverse les siècles et ils nous font faire ,un bref instant ,un bond dans le passé de la région.


L'histoire de cette confrérie débute en 1188 lorsqu'une épidémie de peste dévaste la région. Personne ne voulait plus enterrer les morts, ni soigner les malades.
C'est alors que Saint-Eloi apparut en songe à Gautier de Béthune et Germon de Beuvry, deux maréchaux ferrants en leur demandant de fonder une " karité " (une charité).
Les deux hommes se rencontrent à la source de Quinty pour se raconter leur vision.
Encouragés par Robert V de Béthune et sur les conseils du prieur de Saint-Pry, Rogon, ils fondent la Confrérie des Charitables de Saint-Eloi. Leur tâche consiste à accompagner et à enterrer les morts sans distinction.

Les charitables poursuivent encore aujourd’hui leur action d’accompagnement et viennent en aide auprès des personnes en grandes difficultés.

 

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Lundi 28 septembre 2009

La semaine dernière, en écho à une exposition à l'Hospice Comtesse, se déroulait une conférence de près de deux heures, dans la salle en sous-sol de la médiathèque de Lens. Le sujet en était Jeanne de Flandre, personnage très connu dans la région, puisque l'Hospice Comtesse, c'est à elle qu'on le doit.



L'existence de Jeanne de Flandre n'est connue que grâce aux recherches des historiens, il n'exite en effet, aucune chronique, comme c'était l'usage à l'époque médiévale, si bien qu'on ne connaît pas sa date de naissance et que, c'est l'étude d'archives, de textes de loi, de décrets qui permettent de dresser le portrait de la "bien aimée comtesse". L'archéologie a également apporté sa contribution en découvrant à Marquette, sur un site industriel pollué, les vestiges de l'Abbaye de Marquette et les restes du tombeau de Jeanne.
Ce que l'on connaît de Jeanne et de sa soeur Marguerite, tutoie l'histoire des croisades, le père de la comtesse, Bauduin IX de retour de la quatrième croisade fut élu Empereur de Constantinople; Jeanne porte donc le titre de Comtesse de Constantinople, fait assez singulier. A la mort de Bauduin peu après son retour (son épouse le suivra au tombeau dans un laps de temps assez bref), les deux soeurs se retrouvèrent sous la tutelle de Philippe Auguste qui les cloîtra au Louvre; Jeanne, très jeune, épousa un fidèle du roi, Ferrand de Portugal, qui prit ses distances avec le roi Philippe, après que le fils de ce dernier l'eût humilié... Ferrand dirigea le Comté avec Jeanne, et se ligua contre Philippe Auguste avec Jean sans Terre ,Othon IV, Empereur romain germanique, le Comte de Boulogne et le Comte Guillaume Ier de Hollande, fait prisonnier à la bataille de Bouvines, il passa douze années en captivité; Jeanne s'occupa de son Comté et de celui du Hainaut. Elle promulgua force de lois et permit aux comtés de se développer économiquement, malgré des tracasseries avec un imposteur et les Gantois. Elle accorda une autonomie des cités qui purent élire leurs échevins, fit construire des hôpitaux, des abbayes, des béguinages. A sa mort en 1244, elle fut ensevelie dans l'Abbaye de Marquette (détruite à la Révolution). Son nom traversa les siècles, malgré le manque de témoignages écrits de son existence, et aujourd'hui encore on évoque Jeanne de Flandre quand on se rend à Lille pour une visite à l'Hospice Comtesse, ou que l'on va rendre visite à un nouveau-né à la maternité....Jeanne de Flandre.

 

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Mercredi 23 septembre 2009

 

 Journées du patrimoine samedi dernier, je suis allé mre promener à Liévin et plus précisément à l'église Saint Amé dont le coeur doit s'orner de nouveaux vitraux ...pour l'instant; le projet concerne l'église dans son intégralité, mais les travaux seront effectués par tranches. C'est une vitrailliste basée à Esquerchain qui a obtenu le marché et samedi elle expliquait son travail, méticuleux et très artistiques aux quelques visiteurs présents. 




vitrail actuel



























    vitrail neuf (un peu sombre, c'est moi!)








le résultat sur maquette proposée par la vitrailliste Judith DEBRUYN d'Esquerchain


Son Blog :  http://judithdebruyn.blogspot.com/










Depuis le début du Moyen Âge, ces pièces sont assemblées par des baguettes de plomb. Ce procédé, bien qu'aujourd'hui toujours dominant, n'est pas le seul en usage : d'autres techniques, telles que celles du ruban de cuivre (aussi appelée méthode Tiffany, de son concepteur Louis Comfort Tiffany), de la dalle de verre enchassée dans le béton ou le silicone, de collages (avec des résines ou des polymères, et du vitrail à verre libre, peuvent être utilisées ou combinées.

 

Un vitrail est appelé vitrerie lorsque son dessin est géométrique et répétitif (par exemple des losanges ou des bornes). La vitrerie est généralement claire et sans peinture.

 

Un vitrail et une vitrerie se réalisent suivant le même procédé en associant le plomb et le verre. Le verre utilisé est plan, d'une épaisseur variant entre 1,5 mm et 5 mm, et le plomb se présente sous forme de baguettes en forme de H couché. Les pièces de verre sont serties dans les plombs puis l'ensemble est maintenu définitivement grâce aux soudures réalisées à chaque intersection des plombs

 

 

Le vitrail médiéval

En tant que forme artistique, la technique du vitrail atteint sa plénitude au Moyen Âge. Durant les périodes romane et gothique primitif (950 à 1240), les ouvertures se développèrent exigeant de plus grandes surfaces vitrées. La stabilité était assurée par de robustes cadres de fer. Ces modèles sont encore visibles dans la cathédrale de Chartres et à l’extrémité orientale de la nef de la cathédrale de Canterbury.

Avec le développement ornemental de l’architecture gothique, les ouvertures devinrent de plus en plus grandes, améliorant l'éclairage des intérieurs. L'architecture gothique innova en introduisant un cloisonnement des fenêtres par des piliers verticaux et des motifs de pierre. La complexité de ces ouvertures atteignit son apogée dans les immenses baies du style flamboyant européen.

Intégrés à la tendance à l’élévation verticale des cathédrales et des églises paroissiales, les vitraux devinrent des créations de plus en plus audacieuses. La forme circulaire, ou rosace développée en France, évolua à partir de percements relativement simples dans les parois de pierre jusqu’aux immenses rosaces, comme celle du fronton ouest de la cathédrale de Chartres. Ces modèles atteignirent une énorme complexité, la dentelle de pierre étant ramifiée en centaines de différents points, comme dans la Sainte-Chapelle à Paris.

 

Le vitrail en dalle de verre

 

vitrail en dalle de verreIl s'agit d'une technique particulière, très récente par rapport à l'Art séculaire du vitrail classique, puisqu'inventée par des moines trappistes dans les années 50. Initialement, le travail s'effectue à l'aide d'un coin et d'un marteau, qui servent à tailler des morceaux de verre dans des petits blocs de verre de 2 à 3 centimètres d'épaisseur ayant la forme d'une brique. [1] On pose la pièce de verre sur le coin, et l'on frappe à l'aide du marteau pour séparer des morceaux jusqu'à obtention de la forme souhaitée, selon le même procédé de "calibrage" décrit ci-dessus.

 

Les pièces ainsi obtenues sont alors disposées selon le modèle dans un coffrage, formé par des tasseaux de bois. Un travail minutieux et inspiré d'écaillage, effectué avec des martelines spéciales sur la tranche des verres, enrichit ces derniers de brillances et nuances. Ce coffrage sert à couler le béton qui constitue l'armature de la dalle de verre, dans les dimensions et formes souhaitées. On coule ensuite le béton.

Durant l'opération de coulage, des tiges de métal sont plongées dans le béton pour renforcer l'armature.

 

C'est la nécessité d'avoir une armature très robuste, du fait du poids des pièces de verre, qui donne à ces vitraux cet aspect massif lorsqu'on les voit de l'extérieur d'un édifice.

 

De nos jours, la technique a évoluée vers l'utilisation de résine "époxy", dont la solidité a permis de réduire les largeurs d'armature, passant d'un minima de 4 centimètres à moins de 1cm, suivant la surface du vitrail.

 

Le vitrail à verre libre

 

Vitrail à verre libre, il s'agit d'une technique de vitrail contemporain constitué de pièces de verre de diverses natures et textures (verre antique, copeaux de dalle de verre, tiges de verre, billes de verre, verre de plage, verre de récupération, etc) déposées et combinées entre deux vitres, espacées d'environ 2cm, serties dans un cadre de bois ou de métal.

 

Le vitrail à verre libre se différencie du vitrail traditionnel serti au plomb sous cinq aspects:

 

1. Alors que les grands vitraux d'églises ou de cathédrales se présentent comme de grands aplats, le vitrail à verre libre montre plutôt une très grande variété de textures. Le vitrail est alors dit ou perçu comme étant plus dynamique, en ce sens que lorsque la lumière ponctuelle (un point de lumière), le soleil par exemple, poursuit sa course, ou que le spectateur se déplace par rapport au vitrail, les effets de lumière se déplacent aussi, passant d'une pièce de verre à l'autre.

 

2. La réalisation d'un vitrail à verre libre nécessite environ quatre à cinq fois plus de temps qu'un vitrail traditionnel et la quantité de verre utilisé est multipliée dans la même proportion. Ce qui fait que les vitraux à verre libre sont environ aussi lourds que les vitraux en dalles de verre.

 

3. Un vitrail à verre libre se construit un peu à la manière d'une tapisserie haute lisse. Il se monte de bas en haut. Les pièces de verre étant déposées librement dans la boîte vitrée qui leur sert d'habitacle, il s'en suit qu'il est absolument impossible de produire deux vitraux à verre libre absolument identiques, ce qui est possible, par contre, en vitrail traditionnel.

 

4. Un vitrail à verre libre ne contient aucune colle ni n'utilise aucune forme de sertissage. Ce qui retient le verre, c'est uniquement son cadre, son contenant de vitre et de métal ou de bois. Ceci signifie que les pièces de verre à l'intérieur du vitrail à verre libre peuvent bouger si, par exemple, le vitrail est tourné de 180° à la verticale, c'est-à-dire lorsque le haut devient le bas et que le bas se retrouve en haut. Ainsi, plus le verre est compact, moins il peut bouger.

 

5. Un vitrail traditionnel au plomb pourrait, à la limite, mesurer deux mètres sur deux. Un vitrail à verre libre de plus d'un mètre carré implique des contraintes techniques particulières. Notamment, la pression latérale augmente rapidement au centre du vitrail, ce qui fait que les vitres qui retiennent les pièces de verre ont tendance à se bomber. Plus le cadre est grand, plus les vitres doivent être épaisses. Par exemple, des vitres de 4mm d'épaisseur suffisent pour un cadre de 60 x 60 cm, alors qu'il faut utiliser des vitres de 5 à 6 mm pour un cadre d'un mètre carré.

 

Principales étapes de réalisation d'un vitrail au plomb

La conception

Contrairement à d’autres techniques comme la peinture à l’huile, la technique du vitrail laisse peu de place à l’improvisation pendant la réalisation.

Le dessin, la couleur, la solidité et la pérennité du vitrail... mais surtout la qualité de la lumière qui pénètrera dans l'architecture doivent être définis en amont.

 

 

La maquette sert de document de référence tout au long de la réalisation du vitrail.

 

La coloration

Cette étape détermine l’harmonie des différents verres colorés. On choisit les verres suivant les couleurs indiquées sur la maquette et en tenant compte de leur nature : antique, plaqué, imprimé... Les échantillons des verres sont comparés sur une verrière d'exposition pour observer le rapport des couleurs entre elles.

 

Le tracé

C'est le " dessin technique " du panneau, réalisé à l’échelle 1/1 sur du papier bulle. Le réseau des plombs est tracé avec précision en utilisant la maquette comme modèle. Il est ensuite calibré pour que l’on coupe les verres. Dans le cas d’un vitrail figuratif : on procède à un agrandissement de la maquette. Si l’on possède un carton, on peut décalquer le dessin des plombs sur le papier. Dans le cas d’une vitrerie : on utilise un compas à balustre pour reporter les écartements identiques.

 

Les pièces sont différenciées par des numéros afin d'être facilement localisées. Ces indications peuvent être le numéro de la baie, le numéro du panneau dans la baie et le numéro de la pièce dans le panneau. Elles peuvent également mentionner la référence du verre qui leur est attribuée. Une feuille de verre peut avoir des variations de valeur qui seront visibles sur les pièces. On peut donc indiquer le sens du dégradé (+/-) ou l'intensité choisie (forte, moyenne, faible).

 

Le calque

Avant d’être calibré, le tracé est reporté sur un calque. Cette " sauvegarde " est importante pour la réalisation de futures copies ou d’éventuelles réparations de pièces cassées. Il sert aussi à positionner les pièces qui sont coupées et éviter les confusions et les pertes. Un deuxième calque peut être réalisé pour le sertissage qui servira de guide en étant glissé sous le panneau.

 

 

Vitrail contemporain Le calibrage

Après avoir réalisé le calque, le tracé est découpé méthodiquement. Le calibrage sert à conserver les mesures du panneau en tenant compte de l’assemblage verre/plomb. Il convient d’enlever l’épaisseur de l’âme du plomb (1,75mm) sur le tracé. Celle-ci est répartie de chaque côté du trait, puis enlevée. On obtient des calibres en papier fort qui servent de guide pour la coupe de chaque pièce. Il est réalisé différemment suivant le motif du panneau : Le calibrage à la lame et au réglet est utilisé pour les motifs rectilignes (losanges, bornes,...) dont la coupe des pièces se fait souvent à la pige. L’outil passe symétriquement de chaque côté du trait. Le calibrage aux ciseaux à calibrer est utilisé pour découper les formes courbes. Ils possèdent une lame centrale mesurant 1,75 mm qui retire l’épaisseur de l’âme du plomb.

 

La coupe

 

Préparation des pièces.

Vitrail de Tiffany avec son verre opalescent caractéristique. Le dessin asymétrique est réalisé par la combinaison de verres colorés et d'un décor peint qui joue avec la trame régulière des cadres.La coupe des pièces est très précise car chaque défaut peut modifier le résultat, soit dans les mesures, soit dans le motif. Les calibres servent de guide pour chaque pièce et leur superposition avec les pièces doit être parfaite. On utilise un diamant (naturel ou synthétique) ou un coupe-verre (roulette de vitrier). D’une façon générale, l’action de la coupe se fait en deux temps : une rayure puis un décrochage. Si la rayure est correctement effectuée, le verre " file " et le décrochage se fait rigoureusement à cet endroit (les molécules sont séparées pour permettre ensuite la séparation). Dans tous les cas, plus le décrochage est tardif, moins il est facile car la coupe se referme ensuite peu à peu. Si la main ne peut décrocher les deux morceaux, on utilise une pince à détacher positionnée perpendiculairement au trait de coupe. Si les bords sont imparfaits après le décrochage, on les rectifie avec une pince à gruger. Pour une meilleure finition, la pierre carborundum permet d'améliorer le bord des pièces.

 

L’organisation est différente suivant le motif et le type de pièces à débiter :

 

Si chaque pièce est unique, on utilise individuellement chaque calibre. Ce cas s'applique souvent à des motifs calibrés aux ciseaux à trois lames. Le coupe-verre suit rigoureusement le bord du calibre sans l'empiéter.

 

Pour obtenir une pièce, il faut exécuter plusieurs traits de coupe, c'est-à-dire autant de traits que son contour en comprend. Généralement, les côtés les plus difficiles sont coupés en priorité pour éviter les pertes de temps et de matière.

Pour les pièces qui ont des creux, on procède en " coupes d'appel " qui permettent de progresser successivement vers la forme désirée.

Pour une pièce qui se répète en série, les passages successifs du coupe-verre vont déformer le calibre. On peut en fabriquer une copie dans un matériau plus résistant que l'on appelle clinquant.

 

Si les pièces ont des largeurs identiques et parallèles, elles sont coupées en série à l’aide d’une pige. Les bandes sont débitées en faisant glisser la pige sur la feuille de verre contre la règle de la table de coupe. Pour couper des rectangles, on a besoin d’une pige pour la longueur et d’une deuxième pour la largeur. La première bande est débitée par la deuxième pige. Pour couper des carrés ou des losanges, on utilise deux fois la même pige ! Ce procédé permet de conserver précisément les dimensions des pièces qui doivent être identiques.

 

Pour enlever en série la même partie d’une pièce à bords rectilignes, on fabrique des machines. La pièce est calée dans un assemblage de petites règles en bois où l’on fait glisser le coupe-verre contre le dernier morceau cloué. De cette façon, le passage de l’outil se fait systématiquement au même endroit.

Le sertissage . Le sertissage regroupe l’ensemble des gestes pour assembler les verres et les plombs. Le " chemin de plomb " détermine son organisation. Il est étudié au préalable pour obtenir un réseau solide et logique lors du montage. Au-delà de sa fonction mécanique, le chemin de plomb dessine le motif du vitrail ; le sertissage doit donc respecter le dessin pour qu'il soit lisible.

 

Les équipements et outillages : La table de montage est le support qui va recevoir l'assemblage. Elle est en bois (de peuplier de préférence) et reçoit deux règles clouées perpendiculairement sur ses bords. Ces règles sont biseautées pour recevoir le plomb d'entourage. Le montage vient s'appuyer dans le coin formé à gauche ou à droite du monteur suivant s'il est gaucher ou droitier.

 

Le monteur utilise des couteaux de montage de différentes largeurs qui servent à couper le plomb et à le manipuler. On peut aussi utiliser un couteau à plomb en forme de serpe. Celui-ci dispose d'une lame courbe finissant en pointe et d’un manche souvent muni d'une butée en étain pour remplacer le marteau. Le marteau sert à taper les extrémités des plombs, à planter les clous de montage, à tasser les verres dans les plombs (avec son manche) et à tasser le panneau quand le sertissage est terminé. L'ouvre-plomb sert à écarter les ailes des plombs pour qu’ils accueillent les pièces. Les clous de montage servent à maintenir les pièces provisoirement lors du montage. Leur forme est conique pour ne pas écailler le verre et pour qu'ils s'enlèvent aisément.

 

Principes de mise en plomb:

 

Chaque plomb doit être légèrement aplati à son extrémité afin de pouvoir pénétrer jusqu'au cœur d'un autre déjà installé. Un plomb situé entre deux verres doit être immédiatement coupé et aplati pour que le suivant puisse couvrir le montage effectué. Un plomb n'est jamais coupé au milieu d'une pièce, le suivant vient toujours l'arrêter. Avant d’être soudées, les ailes des plombs sont rabattues à l’aide d’une spatule à rabattre pour consolider le panneau. Cet outil est en bois ou en plastique et peut avoir deux formes: soit pour rabattre les deux ailes en même temps, soit pour rabattre une seule aile à la fois.

 

Le soudage

 

 

L’étain est le métal utilisé pour le soudage car il fond à une très basse température (232°C). On l'utilise sous forme de baguettes composées d'un mélange avec 40% de plomb. De l’oléine est appliquée sur chaque intersection à l’aide d’un pinceau ou en imprégnant la baguette d’étain. Cette huile sert à décaper la surface du plomb pour que la soudure adhère. La stéarine est aussi utilisée ; elle remplit la même fonction que l'oléine mais elle présente l'aspect d'un bloc cireux blanc que l’on frotte aux intersections. Le fer à souder est un appareil qui produit de la chaleur vers une panne en cuivre, il peut être électrique ou à gaz. La panne peut être de taille et de forme variable.

 

Le chevauchement des ailes des plombs est recouvert et dissimulé sous l'étain. La soudure est légèrement bombée sans être trop grosse. Sa forme est centrée sur l'intersection de façon symétrique sans être trop étalée et l’ensemble formé est homogène. La deuxième face du panneau est ensuite contresoudée à l’exception du plomb d’entourage qui ne l’est pas.

 

Le masticage

Cette opération assure l'étanchéité et consolide le vitrail. Elle reste controversée au sein des professionnels car ses effets à long terme peuvent altérer la qualité des matériaux. Lorsque les plombs sont soudés, le panneau n'est pas encore hermétique. On comble les fins espaces entre les verres et les plombs à l'aide d'un mastic liquide. Celui-ci est appliqué à l'aide d'une brosse ronde pour qu'il pénètre entre les ailes des plombs et la surface du verre. Ceci nécessite un nettoyage intensif utilisant de la sciure et une brosse à chiendent.

 

Ce type de masticage est fortement déconseillé dans le cas d'un panneau ancien possédant des pièces peintes : on exerce alors un masticage " au doigt " à l'aide du même mastic (préparé plus ferme) ; ce qui évite un contact sur la totalité des surfaces.

 

Le mastic est une composition à base d’huile de lin, de blanc de Meudon (d'Espagne, de Troyes) et de siccatif (pour accélérer le séchage). Le panneau sèche ensuite selon plusieurs variantes, certains ne rabattant pas les ailes avant le masticage; on peut aussi nettoyer avec du papier journal, etc.

 

Le vocabulaire [modifier]

aile du plomb : partie visible de la baguette de plomb, de largeur variable, maintenant les pièces de verre.

âme du plomb : barre transversale interne du plomb (barre du " H "), insérée, lors de la mise en plomb, entre les tranches des pièces de verre.

barlotière : barre métallique plate épousant la forme des panneaux qu’elle soutient.

calibre : forme en papier fort, utilisée comme patron ou gabarit pour découper une pièce de verre.

carton de coupe : Décalque du carton d’assemblage sur papier fort, découpé ensuite en calibres.

carton d’assemblage : maquette grandeur nature du vitrail, portant le tracé précis du réseau des plombs ou du cuivre.

ciseaux à calibrer : ciseaux à triple lames servant à la découpe des calibres, pourvus d’une lame supplémentaire au centre qui détache une bande de papier de l’épaisseur de l’âme du plomb ou du ruban de cuivre.

cive : pièce de verre circulaire de petite taille obtenue par soufflage, comportant une boudine au centre.

copeau de dalle de verre : éclat de dalle de verre taillée à l'aide d'une marteline.

couleur de cémentation : Couleur constituée d’un colorant d’origine métallique qui, à l’aide d’un cément, ou véhicule, pénètre dans les couches superficielles du verre et le colore après cuisson.

couleur vitrifiable : Peinture composée d’un colorant et d’un fondant qui, déposée sur le verre avant cuisson, est transformée par fusion en une matière vitreuse faisant corps avec le verre.

coupe à la pige : Coupe répétitive de pièces de verre de forme similaire. On utilise une pige à la place du calibre en papier fort.

coupe au calibre : Coupe effectuée en suivant le contour des calibres.

dalle de verre : Pièce des verre de 30 x 20 cm et d’environ 25 mm d’épaisseur, coulée dans un moule et servant à la confection de vitraux assemblés au ciment armé ou à la résine époxy.

émail : couleur vitrifiable associant un fondant transparent teinté à l’aide d’oxydes métalliques, qui sert à colorer les verres blancs ou à rehausser la teinte des verres colorés.

fondant : substance utilisée pour abaisser le point de fusion des couleurs vitrifiables.

frottis des plombs : Report sur une feuille de papier du réseau de plombs d’un vitrail à restaurer, obtenu en pressant le papier contre les plombs et en le frottant avec un bâton de graphite pour obtenir une empreinte.

fusing : cuisson entre 750 et 850°C de plusieurs couches de verre superposées, un verre support et des verres décorés, pour obtenir leur collage par fusion.

gravure à l’acide : Dévitrification superficielle d’une pièce de verre sous l’action d’acide fluorhydrique ; procédé employé sur du verre doublé pour obtenir des effets décoratifs par contraste de couleurs.

grisaille : couleur vitrifiable noire, brune, etc., composée d’un pigment (oxyde métallique) et d’un fondant. Diluée à l’eau distillée ou au vinaigre, et additionnée de gomme arabique pour favoriser son adhérence sur le verre, elle est cuite entre 600 et 650°C.

gruger : corriger les inégalités de coupe, ou effectuer certaines coupes rentrantes, en rongeant les bords du verre à l’aide d’une pince.

jaune d’argent : Couleur de cémentation, ne nécessitant pas de fondant, composée de sels d’argent et d’ocre, qui pénètrent dans la couche superficielle du verre et le colorent d’un jaune transparent.

mastic : mélange d’huile de lin et de blanc d’Espagne appliqué sous les ailes des plombs du vitrail pour assurer l’étanchéité et la rigidité du panneau.

mise en plombs : opération consistant à engager les contours de chaque pièce de verre dans les gorges des baguettes de plomb, puis d’en rabattre les ailes contre le verre avant d’entreprendre la brasure des intersections de plombs.

panneau : au sens strict, chaque partie d’un vitrail délimitée par une armature métallique.

plomb de casse : plomb très mince utilisé en restauration pour maintenir les fragments d’une pièce rompue.

remise en plomb : remplacement partiel ou complet des plombs cassés ou abîmés d’un vitrail ancien par des plombs neufs.

réseau de plombs : ensemble des plombs d’un panneau ou d’une verrière.

thermoformage : cuisson d’une pièce de verre sur un support en relief au-delà de son point de fusion pour lui donner une forme particulière.

vergettes : tiges métalliques servant à renforcer le maintien des panneaux, fixées par des attaches soudées au réseau de plombs.

vitrifiable : qui peut acquérir une structure vitreuse par cuisson

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Dimanche 13 septembre 2009





Le Kent de Dickens commence à Broadstairs, une petite station balnéaire un peu assoupie sur la côte est de l'Angleterre, sur une falaise, se dresse un manoir majestueux. Datant des années 1790, la bâtisse s'appelle BleakHouse, comme le roman de Dickens (connu en français sous le nom de La Maison d'Apre-Vent, bleak peut aussi vouloir ,dire triste, désolé….
C'est à Chatham, dans le Kent, que la famille Dickens s'installe cinq ans après la naissance du jeune Charles, en 1812. Et c'est à Gad's Hill, sa maison de Rochester, que l'écrivain terminera sa vie, en 1870. Entre-temps, le Kent aura laissé une empreinte indélébile sur son œuvre.

Pour suivre l'écrivain pas à pas, il faut pousser jusqu'à Chatham, jusqu'au bureau des paies de la marine, où a travaillé son père et où les Dickens ont vécu. La petite ville est devenue le siège du Dickens World, le tout nouveau parc d'attractions à thématique dickensienne.

On gagne ensuite Rochester, où l'écrivain passa les dernières années de sa vie. La rue principale, la Restauration House devenue Satis House

C'est à Higham qu’on découvre Gad's Hill, Enfant, alors qu'il l'avait vue pour la première fois, en compagnie de son père, Dickens avait rêvé de posséder cette vaste et élégante demeure. Comment aurait-il pu deviner alors qu'il y vivrait ses derniers instants ?Oliver Twist, jusqu'au Taste of Two Cities, en passant par Topes Restaurant, un restaurant moderne et élégant dans un bâtiment du XVIe siècle qui inspira quelques scènes du Mystère d'Edwin Drood.

En sortant de Gad's Hill, devenu une école privée, on se promènera dans les rues de Higham où tout rappelle l'univers du romancier.

Rochester  tente de remonter le temps pour retrouver une allure victorienne. Les lectures, les manifestations abondent. Et, en plissant un peu les yeux, on croisera dans les rues la petite Dorrit, Nicholas Nickleby ou Monsieur Pickwick en personne... High Street est jalonnée des lieux qui l'inspirèrent. La Six Poor Travellers' House abritait les pauvres et servit de modèle à The Seven Poor Travellers. L'Eastgate House est le manoir élisabéthain des Papiers posthumes du Pickwick Clubet du Mystère d'Edwin DroodSatis House, un bâtiment en briques rouges, austère, a servi de demeure à Miss Havisham (Les Grandes Espérances). Enfin, à deux pas de là, The Vines est le jardin public rendu célèbre par Pip dans Les Grandes Espérances. Tandis que Minor Canon Row et la cathédrale de Rochester sont les hauts lieux du Mystère d'Edwin Drood, le dernier roman (inachevé) de Dickens.Les personnages, l'architecture des lieux se fondent dans l'œuvre.Il faut absolument se rendre au  Baggins Book Bazaar pour se mettre vraiment dans l'ambiance. Selon ses propriétaires, Baggins Book est la plus grande librairie d'occasion au monde (et c’est vrai qu’il y a là une multitude de livres,  on a l’embarras du choix). Elle offre en tout cas aux admirateurs de Dickens un grand choix de titres, en éditions récentes ou anciennes ou même en roman-feuilleton. L'idéal pour se préparer au grand festival Charles Dickens, qui a lieu chaque année, début juin, à Rochester (tellement fréquenté qu’on se marche sur les pieds)..J’aime bien y aller pour passer quelques heures, à chaque fois j’imagine le pauvre David Copperfield en route pour Douvres, l’estomac dans les talons, nous sommes en effet sur la vieille route qui part de Londres pour aboutir aux blanches falaises de L’Angleterre.


 

 

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Dimanche 6 septembre 2009

Dans le Nord, on peut écouter les stations de radios belges et néerlandaises ; celle que j’aime beaucoup c’est classic 21, que j’écoute souvent le dimanche matin et le soir quand je suis en voiture. C’est sur une radio de la RTBF que j’ai entendu le Nashville Skyline de Dylan en 69, les stations française à 17 heures , ne passait pas cette musique. C’est aussi une radio qui se veut proche de la Grande-Bretagne (la porosité entre Belgique et Angleterre comme dit mon frère).

 

Les slogans de la radio sont " Quand le rock devient classique " , " Classic 21, la bande originale de votre vie " et " Écoutez l'original ". Cette radio se veut à la fois tournée vers l'histoire du rock, avec des émissions comme le " Making of " qui raconte l'histoire de la réalisation d'un album phare ; le " Top 500 Heroes ", un classement d'humeur des plus grands albums rock par les internautes ; ou encore les " classic rock ". La radio s'intéresse aussi au rock tel qu'il se fait aujourd'hui, avec les nouveaux titres diffusés régulièrement et les festivals auxquels la radio apporte son concours.

Classic 21 est l'héritière directe de Radio 21

 

 

De Grande-Bretagne, on peut entendre la BBC radio4 (interessante pour les faits de société et l’histoire, entre autres) et 648 (spécialiste des nouvelles et au débit plus lent que la BBC, donc facile à écouter), mais hélas pas radio2 qui diffuse sur la bande FM, mais avec internet , tout est possible ou presque (on ne peut pas écouter l ‘émission que Dylan propose sur radio2, seuls les britanniques y ont accès, question de droits sans doute, lors j’écoute tous les jeudis, l’émission de la veille, celle de Mike Harding, qui diffuse de la folk brit .

à qui elle a repris le concept " Music and News ". Elle est aussi la principale chaîne de radio-trafic en Belgique francophone outil devenu indispensable pour tout automobiliste. De par sa situation géographique, la radio diffuse aussi largement sur le Nord de la France et, n'ayant pas d'équivalent, y reçoit une large audience.










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Lundi 31 août 2009

Fille de Baudouin V ou encore Baudouin de Lille, Mathilde de Flandre, 1m25, devint reine d'Angleterre en 1066 (c'est pour les Anglais une date qu'on n'oublie pas comme 1515 pour les Français); mariée à Guillaume de Normandie, certainement plus connu sous le nom de Guillaume le Conquérant. On a attribué à Mathilde la confection de la tapisserie de Bayeux, cette thèse fut abandonnée par la suite; en effet, devant les 70 mètres de long de l'ouvrage, on peut légitimement douter sur le bien fondé de cette attribution; il semblerait que la tapisserie ait été brodée par des artisans anglo-saxons...

La tapisserie est exposée à Bayeux, jolie ville du Bessin, dans un musée éponyme. Un audio-guide permet de bien comprendre les différents tableaux, mais les explications ne sont pas assez exhaustives pour comprendre toutes les scènes  en bas de l'ouvrage, ce qui suppose et incite de pousser la recherche dans les bibliothèques universitaires pour de plus amples commentaires et ainsi repartir un jour dans le Bessin, admirer cette fantastique peinture de fils brodés.




















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Jeudi 20 août 2009

Par temps chaud, il faut éviter de s'exposer au soleil, boire beaucoup et rester au frais si possible...aujourd'hui les salles de cinéma sont climatisées,certes, mais les films pas toujours interessants; alors une autre solution consiste à aller dans les musées (c'est aussi valable par temps de pluie), pour trouver (de) la fraîcheur (bonjour madame Fraîcheur, qué tal? ). Ainsi mon dévolu s'est jeté (encore un hyppalage! ) sur un musée situé à Paris, musée qui a la bonne idée de proposer à ses visiteurs des salles d'exposition climatisées; en l'occurence le musée d'Orsay. Après une visite de Montmartre, un petit café servi avec sourire (mais oui ! ils savent sourire à Paris, pas tous, mais quand même j'ai rencontré des gens souriants dans l'ensemble), une petite marche à pied de l'Etoile aux jardins des Tuileries, et en avant pour quatre heures de visite...de l'autre côté de la Seine, au Musée d'Orsay. Du monde mais pas trop, sauf dans les salles des Impressionnistes, un peu étroites, et des tableaux à ne plus savoir où regarder... Bien sûr, une visite ne suffit pas, il faudra revenir, mais en attendant j'irai régulièrement passer quelques moments dans nos musées régionaux et notamment ceux de Douai et Arras.


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Lundi 10 août 2009

Je recherche des sujets d'articles, mais comme je ne bouge pas en ce moment, la torpeur estivale sans doute, je ne trouve guère de sujets très actuels, toujours pas de tram sur pneus à Douai, toujours pas de première pierre du Louvre Lens, mais on parle beaucoup du classement Unesco pour une partie du bassin minier( et non pas ex car il y a encore de mines sous nos pieds, même s'il y a moins de mineurs dans nos cités ouvrières).Je ne sais pas pour quelle raison, on ne recense que des sites à l'ouest du bassin et pas à l'est (le Nord donc) peut-être parce que l'instigateur du projet est de Loos en Gohelle où alors ce sont les agglos qui ne s'entendent pas...à chacun son territoire, bientôt on paiera des octrois comme à l'époque médiévale pour entrer dans les villes (déjà que certains contribuables trouvent à redire que des"étrangers" fréquentent leurs structures culturelles et autres, mais, d'une part, les "étrangers" paient un peu plus cher que les autochtones -même bien plus cher! voir Lens par exemple- et, d'autre part, ces contribuables qui trouvent à redire, on ne les voit pas dans "leurs" structures et on ne les voit pas pas non plus dans les différentes manifestations ,culturelles notamment, où, là, tout le monde paient le même prix.




Alors je médite.....sur la bêtise humaine.
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Dimanche 2 août 2009

Les Beatles étaient à Lens hier soir avec la tournée d'été du Conseil Général du Pas de Calais. Le mimétisme était parfait du point de vue musical; "John Lennon" avait le nez de Lennon et le bas du visage de Mc Cartney, souis certains angles le batteur avait des airs de Richard Starkey, quant à "George", il ressemblait plus à Brian Ferry. Mais c'était bien sympa ce concert, bien sûr les morceaux étaient ceux des tournées des Beatles, pas de morceaux de "rubber soul" ni de "revolver", on peut le comprendre.... En plus ils parlaient un anglais très compréhensible, de toute évidence les musiciens ne venaient pas du nord de l'Angleterre, terrible à comprendre cet accent (voir le film "it's a free world", par exemple)! Donc un bon moment passé à Lens, animé ce samedi-là, avec le match OM-Lens et les bistros pratiquement tous ouverts en ce mois d'août....Lens devient une ville touristique, tourisme industriel  et historique s'entend, avec un gros travail du "Syndicat d'initiative"de la ville dans l'organisation de visites; "les Boyaux Rouges n'ont pas à rougir de la mutation de leur territoire, n'en déplaise à certains...!!
http://www.deezer.com/listen-3034765
















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Dimanche 26 juillet 2009















Né le premier juillet 1872 à Cambrai; après des études à l'Ecole Centrele , il se lança dans la fabrication de lanternes pour automobiles et avions. A la tête d'une entreprise florissante, il se pris de passion pour l'aéronautique et devint le premier pilote diplômé.

Le Dayly Mailoffrait un prix de 25000 francs-or à celui qui traverserait la Manche; Latham pilote britannique, inscrit au concours depuis le 2 juillet, Blériot trouva logique que ce dernier se lançât en premier dans la tentative. Blériot pendant ce temps, participa au meeting aérien de Douai, où il fut gravement brûlé par de l'huile du carter de son moteur.

Après l'échec de Latham, Blériot entreprit dans le plus grand secret, les préparatifs pour tenter l'aventure; il décolla du cCap blanc Nez à 4 heures 41 et travera la Manche en 37 minutes à la moyenne de 80 kilomètres-heures environ, aux commandes de son Blériot XI.

Riche et adulé, Blériot se lance dans la construction d'aéronefs... en 1914, à l'instar des autres constructeurs, il fabriqua des appareils en grande quantité(10 000).

A la fin de sa vie, Blériot , aux prises avec la r, il connaît des difficultés financières, il passe la main avant de mourir prématurément en 1936.


Hier 25 juillet 2009, un pilote entreprit de refaire la traversée avec le même appareil; sa tentative a été couronnée de succès, comme quoi, un siècle plus tard, l'appareil de Blériot est toujours aussi fiable.
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Vendredi 24 juillet 2009

La Manche a été pendant plusieurs siècles un rempart pour l'Angleterre.  Elle était ainsi un allié contre l'envahissement de l'île et a joué un rôle décisif lors des différentes guerres. Toutefois elle limite également les échanges avec le continent et de ce fait de nombreux ingénieurs ont essayé de créer un lien fixe entre la Grande-Bretagne et le continen

Le premier projet de lien fixe entre l'Angleterre et le continent remonte à 1801. Ce projet d'Albert Mathieu-Favier était un tunnel composé de deux galeries superposées. La première pavée et éclairée devait servir aux malles-postes tandis que la seconde servait à l'écoulement des eaux d'infiltration. Au milieu du trajet, une île artificielle aurait permis une halte aux voyageurs. Les guerres napoléoniennes provoquèrent l'abandon de ce projet.

En 1803, un anglais propose l'immersion d'un tube métallique dans un fossé creusé au fond du détroit. Cependant si cette solution évitait le problème du relief accidenté du fond de la Manche, des problèmes comme la pression à cette profondeur ont bloqué cette proposition.

À partir de 1833, l'ingénieur français Aimé Thomé de Gamond étudie les possibilités de lien fixe. Il finit par opter pour un tunnel ferroviaire foré. Pour ces études, il récupéra de nombreux éléments et alla jusqu'à faire des plongées en apnée pour étudier le fond marin. Après plusieurs présentations, son projet est accepté en 1867 par Napoléon III et la reine Victoria. La guerre de 1870 fit suspendre le projet.


D'autres projets ont ensuite été étudiés. Parmi ceux-ci, une locomotive sous-marine imaginée en 1869 ou un « pont-tube » fut proposé par un ingénieur en 1871.

Eugène Burel, un ingénieur français, est l'auteur à la fin des années 1870 d'un projet de traversée de La Manche dans le détroit du Pas de Calais. Son idée est la constitution d'une digue par enrochement entre les rivages et les bancs marins de Varne d'un coté et de Colbart de l'autre, laissant subsister entre les deux bancs un chenal d'un kilomètre de large réservé à la navigation. La jonction entre les extrémités de la digue interrompue serait opérée au moyen de bacs à vapeur

Projet de 1874

Proposition de Aimé Thomé de Gamond

La multiplication des tunnels ferroviaires (avec en particulier le métro de Londres font qu'il semblait possible de construire un tunnel sous la Manche. Deux sociétés (Association française du tunnel sous-marin entre la France et l'Angleterre du côté français et The Channel Tunnel Company du côté britannique) obtiennent la concession de 99 ans pour un tunnel ferroviaire en 1874 La société britannique n'ayant pas des capitaux suffisants a été remplacée par The Submarine Continental Railway Company.

À partir des travaux d'Aimé Thomé de Gamond, un tracé avait été décidé. Des puits furent forés en France (près de Sangatte et en Angleterre. Pour le forage, des perforatrices avaient été mises au point. Le rythme de forage était d'environ 400 mètres par mois permettant d'espérer la fin du forage au bout de cinq ans. La Grande dépression et l'influence d'opposants au tunnel côté britannique firent que le projet fut de nouveau abandonné en 1883.

Aujourd'hui, on empreinte le tunnel et 35 minutes plus tard, nous arrivons non loin d'Ashford, Londres est à une heure d'autoroute, ensuite il faut trouver à se garer aux abord du centre (payant) et prendre le métro 'expensive) pour visiter la capitale britannique.

Le Pas-de-Calais est une terre  de passage, d'espoir pour les réfugiés, un havre poàur des anglais en quête de tranquiliré... La guerre de cent ans est achevée depuis belles lurettes, et les anglais reconquièrent la France de façon pacifique cette fois, toutefois l'effondrement de la livre sterling contraint de nombreux retraités à repartir en Albion.
                                                                                                         

















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Dimanche 19 juillet 2009

C'est à Boulogne sur mer qu'a été popularisée la chanson "it's a long way to Tipperary"; c'est un régiment d'irlandais, le Connaugnt Rangers, qui, parti pour le Front en 1914, fit une halte à Boulogne et y entonna cette célèbre chanson. Toutefois la bourgade de Tipperary n'est pas située dans la province de Connaught, mais dans celle du Munster (comté de Tipperary).







 



It's a Long Way to Tipperary

Up to mighty London came
An Irish lad one day,All the streets were paved with gold,       
So everyone was gay!
Singing songs of Piccadilly,
Strand, and Leicester Square,
'Til Paddy got excited and
He shouted to them there:

It's a long way to Tipperary,
It's a long way to go.
It's a long way to Tipperary
To the sweetest girl I know!
Goodbye Piccadilly,
Farewell Leicester Square!
It's a long long way to Tipperary,
But my heart's right there.

Paddy wrote a letter
To his Irish Molly O',
Saying, "Should you not receive it,
Write and let me know!
If I make mistakes in "spelling",
Molly dear", said he,
"Remember it's the pen, that's bad,
Don't lay the blame on me".

It's a long way to Tipperary,
It's a long way to go.
It's a long way to Tipperary
To the sweetest girl I know!
Goodbye Piccadilly,
Farewell Leicester Square,
It's a long long way to Tipperary,
But my heart's right there.

Molly wrote a neat reply
To Irish Paddy O',
Saying, "Mike Maloney wants
To marry me, and so
Leave the Strand and Piccadilly,
Or you'll be to blame,
For love has fairly drove me silly,
Hoping you're the same!"

It's a long way to Tipperary,
It's a long way to go.
It's a long way to Tipperary
To the sweetest girl I know!
Goodbye Piccadilly,
Farewell Leicester Square,
It's a long long way to Tipperary,
But my heart's right there

 

 

 

 

Qui était Jack Judge?

C'était un anglais de Birmingham(1872-1938), poissonnier de son état le jour et homme de spectacle la nuit; après une bonne soirée dans un pub en janvier 1912, il accepta le pari que lui lança un ami : écrire une chanson le lendemain et la créer le soir mêm sur la scène du Music-hall de la ville; pari tenu, sauf que Jack Judge n'avait pas la mondre idée de ce qu'il allait écrire; il entendit une bribe de conversation entre deux hommes qui commencait ainsi ;"it's along way to ", il se dit que cela ferait un bon titre puis il alla se coucher; à son réveil, il entreprit de rédiger la suite de "it's a long way to" il ajouta Tipperary (pourquoi ? mystère! peut-être parce que la conversation qu'il avait entendue avait une couleur très irlandaise...allez savoir!). C'est dans un pub où il avait ses habitudes qu'il écrivit la chanson, un ami s'ingénia à retranscrire sur des portées, la mélodie que Judge lui fredonna et en une heure trente elle fut achevée...Judge avait un ami qui l'aidait souvent financièrement, il lui avait promis de l' aider à son tour quand l'occasion se présenterait, il tint parole et associa le nom de son ami, Harry Williams, à la chanson. Pari gagné donc, les deux hommes touchèrent un petit pactole pour cette création musicale. " It's a long way to Tipperary" fut interprétée dans le circuit des Music-Halls anglais, avant d'être reprise par les"Tommies" en route pour le Front...avec le succès que l'on connaît. 


 

 

 

 

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Dimanche 12 juillet 2009
Alors que j'accompagnais un groupe dans la cathédrale de Strasbourg, nous vîmes arriver, d'un pas décidé, une chorale de jeunes américains; impossible de connaître la provenance exacte de ces jeunes étudiants, mais ils nous ont offerts un petit concert fort agréable.



















Ce même jour, je me suis fait invectivé par une guide...elle croyait que j'étais en train de faire visiter la cathédrale à mon groupe, ce qui était un peu vrai, et paraît-il interdit ; d'après ce qu'on m'a dit par la suite, cela aurait pu me valoir quelques heures de garde à vue, tant mieux, je ne connais pas le nouvel hôtel de Police (ni l'ancien d'ailleurs).

Les marchands du temple ont encore de beaux jours devant eux !
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Samedi 11 juillet 2009

  Durant les trois jours qui suivent les fêtes de Gayant battent leur plein à Douai; je n'y suis jamais allé et je ne compte pas encore y aller cette année, à cause de la foule, mais je suis rassuré qu'elles aient lieu parce que je suis attaché à l'identité de ma région même si je participe pas, d'autres s'en donne donne à coeur-joie.

Selon la légende locale[, à la fin du IXe siècle  les habitants de la ville du bord de Scarpe, inquiets des attaques barbares, vinrent demander au sire de Cantin, Jehan Gelon, de venir les aider si la ville était attaquée. L'homme, connu pour sa force herculéenne et sa bonté, accepta, leur conseilla de se réfugier dans la tour et de l'attendre en cas d'attaque. Lorsque la ville fut assiégée par les Normands, Jehan Gelon, accompagné de ses trois fils, arriva miraculeusement dans la ville (il avoue plus tard aux Douaisiens qu'un tunnel reliait la tour à son château), et entreprit la contre-attaque. Son courage et sa détermination mirent en déroute les assaillant qui, en partant, détruisirent son château et y massacrèrent les femmes. Jehan et ses fils décidèrent d'aller guerroyer au loin pour tenter d'oublier la perte de leurs compagnes. Il mourut selon la légende près de Bavay. Mais les Douaisiens en souvenir de ses actes firent d'un géant le symbole de la ville.

Saint Maurand ou Saint Maurant

De nombreux historiens rejettent la légende de Jean Gelon et préfèrent y voir un hommage de la ville à Saint Maurand. Il existe deux histoires appuyant cette hypothèse qui ont pour point commun l'apparition de Saint Maurand en songe afin d'empêcher la prise de la ville par les Français.
La plus couramment admise est la suivante:

« En 1479, les Français menaçaient la ville de Douai alors bourguignonne Au petit matin du 16 juin1479, jour de la Saint Maurand, les troupes françaises essayèrent de pénétrer dans la ville par la Porte d'Arras, le portier donna l'alarme et sauva ainsi la ville. Le portier déclara que le saint homme l'avait prévenu en rêve ; les reliques du saint entreposées à la Collégiale Saint-Amé furent alors promenées dans la ville. »

La deuxième histoire se déroule alors que la procession du géant est déjà installée, l'identification au Saint serait postérieure au géant :

« En 1556, Saint Maurand apparut en songe au gardien de l'église de Saint-Amé et lui ordonna de sonner les matines. Les habitants réveillés en sursaut s'armèrent et allèrent aux remparts où ils virent un « chevalier de Lumière » lutter seul contre les troupes de Gaspard de Colignyqui assiégeaient la ville. Cette apparition du chevalier de lumière fut reconnue comme celle de Saint Maurand et depuis « le gigantesque mannequin d'osier prit alors la forme et les traits du chevalier de Lumière[ »

Un enfant élevé par une ourse entre autres histoires...

Au XIXe siècle, plusieurs récits sous forme de contes ou de pièces de théâtre prennent Gayant comme personnage et réinventent son histoire. « L'intrépide Gayant », un des « Contes du roi Cambrinus » écrit par Charles Deulin reste le plus connu de nos jours : le géant de Douai devient un enfant sauvage élevé par une ourse qui le prend pour l'un des siens en raison de sa carrure et de sa force proche de celle des ours. Un bûcheron le recueille, l’élève et l'enfant devenu adulte accomplit de nombreux exploits grâce à sa taille, sa force et son intelligence.

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Dimanche 5 juillet 2009

Après Victor Hugo, Rimbaud, voici Honoré de Balzac ; l’auteur de La Comédie Humaine, dans son roman, " A la recherche de l’absolu " situe l’action dans la rue de Paris à Douai.,entre 1810 et 1832. On sait que Balzac était très ami avec la comédienne et poétesse Marguerite Desbordes-Valmore, native de Douai, de là à penser que la trame du roman ait pris forme lors d’évocations de la ville par cette dernière ;  Balzac a-t’il séjourné à Douai et où ? mes recherches sont pour l’instant restées vaines, mais on peut supposer qu’il soit venu sur place.

A Douai

 

, la maison Claës abrite une des familles les plus célèbres et plus authentiquement flamandes de la région. Balthazar Claës, homme riche et cultivé mène la vie heureuse d’un grand bourgeois flamand. Il a été l’élève de Lavoisier avec lequel il a étudié la chimie. Il adore la femme qu’il a épousée en 1795, et le bonheur de la famille est complet, jusqu’au jour où, en 1810

, Balthazar reçoit la visite d’un mathématicien polonais, il lui expose le point précis où il en est arrivé dans sa tentative de décomposer les corps simples afin de découvrir le principe de la matière.

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Dimanche 21 juin 2009

A mon retour de vacances, je suis allé acheter le livred'une connaissance dans une librairie de Douai ; "c'est le soixantième " me dit la vendeuse, et ce soir elle anime une rencontre rue (je ne sais plus)". Bonne nouvelle! on dirait que ça marche bien, d'ailleurs elle semblait très fébrile avant la sortie de son livre, très impatiente aussi, ça se comprend ! tout le monde n'est pas édité ou alors à compte d'auteur, ce qui ne représente pas la même chose; de plus elle va participer au festival du livre insulaire ( ben oui! son intrigue est située en Irlande). On ne peut que lui souhaiter bon vent.
J'ai aimé son ouvrage, j'y ai rencontré des fulgurances littéraires par moment, fulgurances qui m'ont impressionné; j'aurais apprécié un peu plus de description sur les lieux, le pub par exemple, le paysage etc... c'est ce qu'on m'avait conseillé après lecture d'une de mes nouvelles qui traitait d'un personnage; j'avais privilégié le côté psychologique, et à la réflexion, la remarque me paraissait juste. Laurence, dans un style original, sans être prétentieux, a beaucoup
développé le côté psychologique, parce que l'intrigue  le nécessitait .... Je ne puis que recommander ce livre, non pas par sympathie pour Laurence (un peu quand même) mais surtout parce que ce qu'elle a couché sur 230 pages est d'une grande qualité littéraire; je n'ai pas la prétention de jouer les critiques, c'est simplement ma réaction de lecteur, mon ressenti; à propos de critiques, John Osborne disait ceci:"Demander à un créateur ce qu'il pense d'un critique, c'est demander à un réverbère ce qu'il pense d'un chien".  Laurence, je savais qu'elle écrivait bien, elle démontre qu'elle sait aussi écrire, sur la longueur d'un roman. félicitations.






Voici les termes de la quatrième de couv': NOIR DESSEIN EN VERTE ERINN.

"Un vieux manoir irlandais entraîne une jeune anglaise au coeur d'un mystère entretenu par un meurtrier mélomane aussi séduisant que fantasque. Pendant que l'Irlande déploie les charmes de ses paysages et de son histoire, l'héroïne se trouve confrontée aux abominations d'un noir passé dans un châteauhanté de meurtres inexpliqués.
"Noir dessein en verte erinn" récit aux apparences trompeuses, nimbé de fantastique, met en scène l'imaginaire personnel de l'auteure soutenu par une écriture sobre, précise où seule la musique semble être en mesure d'exprimer l'inexprimable, la seule échappatoire à la folie qui guette le visiteur impudent."

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Samedi 20 juin 2009
Je sais , pour les politiques, la culture c'est secondaire, 1% du budget des différentes administrations qui nous gouvernent....Hénin-Beaumont, une structure qui a été créée il y a 30 ans et qui par la malversation de certains élus s'est vue sucrer sa subvention; ce n'est pas avec des places à 12 € qu'on fait tourner la boutique (quel est le prix d'une place au Théâtre Marigny par exemple?). Et Lens me direz-vous! oui on aura un beau Louvre-Lens, en espérant qu'il n'y aura pas que le musée , mais qu'une synergie autour de ce lieu fonctionnera. Mais pour l'heure, quand est-il de la culture à Lens? Ah oui! il y a une école de musique, un cours d'art dramatique 400 € d'adhésion pour ceux qui ne sont pas de Lens ou de la CALL. La construction du musée nécessite? la démolition du centre Bernanos , lieu où étaient regroupés les ateliers culturels; les participants à ces ateliers  ont reçu l'injonction d'aller se cultiver ailleurs.... mais ailleurs, c'est où? dans des communes voisines, dans des lieux indéfinis, sans oublier que pour pouvoir continuer son activité, il est indispensable de se constituer en association. Voila la politique culturelle de la ville de Lens, on va vous construire un beau musée, pour le reste, tant qu'il y a une harmonie, la culture est sauve.
J'avais également entendu parler de transformer l'ancien cinéma voué à démolition, en structure culturelle, et bien non, il est question de faire un énième centre commercial (il n'y en pas encore suffisamment?).

Bon, soyons bon prince et attendons ce que l'avenir culturel nous réserve, ensuite on pourra critiquer avec véhémence s'il y a lieu !



L'escapade à Henin
















  L'arrière du centre Albert Camus à Lens


















Le dernier conseil d'administration: le dépit se lit sur les visages.
Par gars du nord - Publié dans : CULTURE - Communauté : nord pas de calais
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